Jean Ferrat, the radical French singer  died yesterday. He won’t be that well known to English speaking audiences but a lot of people on the left in France will be mourning him. Mrs Mac tells me that French schoolchildren were taught his songs like “Nuit et brouillard” – a reflection on the Holocaust and the need to remember it – by their Communist teachers. The video which has the lyrics scrolling across, are pretty powerful, all the more so when you discover that his father died in Auschwitz.

I like the line in “Ma France” “Elle répond toujours du nom de Robespierre ” Quite right.

Olivier Besancenot said “many thousands of anti capitalists have lost a poet and a comrade”.

Even if your French isn’t that great persevere  and I think you’ll find the songs powerful and moving.

 

One response to “Jean Ferrat – deux chansons”

  1. Yeah, I was really sad. I have most of his stuff. When I was fourteen (I may even have played him for you, come to think of it, when I was 20)… anyway, when I was fourteen, my favorite song of his was his quasi-refutation of Stalinism: “Le Bilan”.

    Ah ils nous en ont fait avaler des couleuvres
    De Prague à Budapest de Sofia à Moscou
    Les staliniens zélés qui mettaient tout en oeuvre
    Pour vous faire signer les aveux les plus fous
    Vous aviez combattu partout la bête immonde
    Des brigades d’Espagne à celles des maquis
    Votre jeunesse était l’histoire de ce monde
    Vous aviez nom Kostov ou London ou Slansky

    Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
    Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

    Ah ils nous en ont fait applaudir des injures
    Des complots déjoués, des dénonciations
    Des traîtres démasqués, des procès sans bavures
    Des bagnes mérités, des justes pendaisons
    Ah comme on y a cru aux déviationnistes
    Aux savants décadents aux écrivains espions
    Aux sionistes bourgeois aux renégats titistes
    Aux calomniateurs de la révolution

    Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
    Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

    Ah ils nous en ont fait approuver des massacres
    Que certains continuent d’appeler des erreurs
    Une erreur c’est facile comme un et deux font quatre
    Pour barrer d’un seul trait des années de terreur
    Ce socialisme était une caricature
    Si les temps on changé des ombres sont restées
    J’en garde au fond du coeur la sombre meurtrissure
    Dans ma bouche à jamais la soif de vérité

    Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
    Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

    Mais quand j’entends parler de “bilan” positif
    Je ne peux m’empêcher de penser à quel prix
    Et ces millions de morts qui forment le passif
    C’est à eux qu’il faudrait demander leur avis
    N’exigez pas de moi une âme de comptable
    Pour chanter au présent ce siècle tragédie
    Les acquis proposés comme dessous de table
    Les cadavres passés en pertes et profits

    Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
    Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

    C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente
    Sans idole ou modèle pas à pas humblement
    Sans vérité tracée sans lendemains qui chantent
    Un bonheur inventé définitivement
    Un avenir naissant d’un peu moins de souffrance
    Avec nos yeux ouverts en grand sur le réel
    Un avenir conduit par notre vigilance
    Envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel

    Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
    Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

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